1.500 mètres
Le Trochey Lo Trochéi
Les Fusines Li Fejeune – 1.700 m
Blanchard Biantchart – 1.724 m
Rovinal Rovénal – 1.709 m
Praz-Sec Pra-Sec – 1.700 m
Les Péyoz Li Péyo – 1.725 m
Les Droles Li Drole – 1.757 m
Bernosin Bernozìn – 1.750 m
Le petit village du Trochey (Lo Trochéi en patois), de même que ses voisins Corbet, Meytéres et Le Cornu, est entièrement situé sur le versant gauche au sens orographique de la ‘Plaine’, au fond de la vallée. Ils semblent être implantés de manière à épouser les sinuosités du terrain et à jouir de la meilleure orientation par rapport au soleil.
Dans les documents anciens, ces toponymes apparaissent après le XVIIe siècle, étant donné qu’auparavant, seules quelques maisons dispersées sur les étroites bandes de plaine y étaient construites et que la région n’était considérée que comme un ‘Canton’ appelé ‘Ultra Aquam’, c’est-à-dire au-delà de la rive du torrent de l’Évançon.
En 1257, avec les villages de Pilaz et de Magnéchoulaz, les communautés d’Ultra Aquam obtinrent en fief des seigneurs locaux une vaste forêt s’étendant de Corbet à Pilaz sur la rive gauche au sens orographique de l’Évançon, les ‘bois noirs’. L’inféodation fut ensuite confirmée en 1402.
Cela constitue la première étape d’une réorganisation du territoire avec l’apparition de fermes isolées, noyau des futurs villages, dont les traces subsistent aujourd’hui principalement dans les rascards (dont certains portent encore la date de construction gravée sur les poutres) et dans les fours communs.
Au Trochey, où la cheminée du four servait également de cadran solaire, se trouvent plusieurs rascards du XVIIIe siècle.