1.494 mètres
Meytéres Méitére
Les Fusines Li Fejeune – 1.700 m
Blanchard Biantchart – 1.724 m
Rovinal Rovénal – 1.709 m
Praz-Sec Pra-Sec – 1.700 m
Les Péyoz Li Péyo – 1.725 m
Les Droles Li Drole – 1.757 m
Bernosin Bernozìn – 1.750 m
Le petit village de Meytéres (Méitére en patois), de même que ses voisins Corbet, Le Trochey et Le Cornu, est entièrement situé sur le versant gauche au sens orographique de la ‘Plaine’, au fond de la vallée.
Ils semblent être implantés de manière à épouser les sinuosités du terrain et à jouir de la meilleure orientation par rapport au soleil.
Dans les documents anciens, ces toponymes apparaissent après le XVIIe siècle, étant donné qu’auparavant, seules quelques maisons dispersées sur les étroites bandes de plaine y étaient construites et que la région n’était considérée que comme un ‘Canton’ appelé ‘Ultra Aquam’, c’est-à-dire au-delà de la rive du torrent de l’Évançon.
En 1257, avec les villages de Pilaz et de Magnéchoulaz, les communautés d’Ultra Aquam obtinrent en fief des seigneurs locaux une vaste forêt s’étendant de Corbet à Pilaz sur la rive gauche au sens orographique de l’Évançon, les ‘bois noirs’. L’inféodation fut ensuite confirmée en 1402. Cela constitue la première étape d’une réorganisation du territoire avec l’apparition de fermes isolées, noyau des futurs villages, dont les traces subsistent aujourd’hui principalement dans les rascards (dont certains portent encore la date de construction gravée sur les poutres) et dans les fours communs.
Meytéres n’est qu’un groupe de maisons reliées par un pont à la route qui longe l’Évançon en direction de Périasc. La Chapelle de Saint-Barthélemy se trouve à l’entrée. Elle fut construite en 1937 pour desservir ce groupe de villages. Et ce, selon le récit du chanoine Brunod, après la démolition de l’ancienne chapelle du même nom du Cornu, alors en ruines. Saint Barthélemy, apôtre et martyr, prédicateur de l’Évangile en Mésopotamie et en Inde, est habituellement représenté portant un manteau dans ses bras, celui de sa propre peau, ainsi qu’un couteau et un livre. Protecteur des bouchers, des tanneurs et des relieurs, il est fêté le 24 août, jour de sa fête patronale.